Aussi appelé : Psychomotricien diplômé d'État · Thérapeute en psychomotricité · Rééducateur en psychomotricité · Psychomotricien libéral
Le premier rôle est C+M car la réussite se mesure d'abord à la qualité et à la tenue de la relation thérapeutique dans la durée (critère relationnel), relation qui s'organise ensuite selon des protocoles et bilans standardisés (cadre structurant).
Exercice salarié au sein d'hôpitaux, centres de rééducation, EHPAD, IME, SESSAD, CMP ou CMPP. Le psychomotricien intervient en équipe pluridisciplinaire auprès de patients aux profils variés (enfants avec troubles du développement, personnes âgées, patients en psychiatrie). Bilans psychomoteurs, projets thérapeutiques individualisés, rééducation et stimulation sensorimotrice.
Secteurs — Santé publique, Médico-social, Gériatrie, Pédiatrie, Psychiatrie, Handicap
Employeurs — Hôpitaux publics (AP-HP, CHU, CH), Cliniques privées, EHPAD, IME – Instituts Médico-Éducatifs, SESSAD, CMP / CMPP, Centres de rééducation fonctionnelle, MAS – Maisons d'Accueil Spécialisées, FAM – Foyers d'Accueil Médicalisé
Pour commencer — Psychomotricien en CDI/CDD en établissement, Psychomotricien remplaçant, Psychomotricien en SESSAD
Ensuite — Psychomotricien référent, Cadre de santé en psychomotricité, Coordinateur de pôle rééducation, Responsable de service paramédical
Installation en cabinet libéral, seul ou en maison de santé pluriprofessionnelle. Patientèle principalement pédiatrique (troubles des apprentissages, TDA/H, TSA, retards psychomoteurs) mais aussi adultes (stress, troubles somatoformes) et personnes âgées. Gestion entrepreneuriale du cabinet, réseau d'adressage avec médecins, orthophonistes et psychologues.
Secteurs — Santé libérale, Pédiatrie, Troubles des apprentissages, Prévention et bien-être
Employeurs — Cabinet libéral individuel, Maison de santé pluriprofessionnelle, Cabinet pluridisciplinaire paramédical, Pôle de santé territorial
Pour commencer — Psychomotricien libéral (installation), Psychomotricien collaborateur libéral
Ensuite — Psychomotricien libéral installé avec patientèle développée, Associé en cabinet pluridisciplinaire, Formateur en psychomotricité (cumul libéral)
Psychomotriciens ayant poursuivi en master ou doctorat, orientés vers la recherche clinique, l'enseignement en institut de formation, la formation continue des professionnels ou l'expertise dans des domaines de pointe (néonatalogie, soins palliatifs, autisme, gérontopsychomotricité). Contribution à l'évolution des pratiques et publications scientifiques.
Secteurs — Enseignement supérieur, Recherche en santé, Formation continue, Innovation thérapeutique
Employeurs — Instituts de formation en psychomotricité, Universités, Laboratoires de recherche en neurosciences/psychomotricité, Organismes de formation continue (DPC), ARS – Agences Régionales de Santé
Pour commencer — Psychomotricien clinicien-chercheur, Chargé d'enseignement vacataire en institut
Ensuite — Enseignant permanent en institut de psychomotricité, Maître de conférences en psychomotricité, Expert-consultant en psychomotricité, Directeur d'institut de formation
Intervention en crèche, école, centre de PMI, structure de prévention ou association. Travail de prévention, détection précoce des troubles psychomoteurs, ateliers de stimulation sensorimotrice, accompagnement à la parentalité. Missions souvent à temps partiel ou en vacation, combinées avec un autre mode d'exercice.
Secteurs — Petite enfance, Éducation, Prévention santé, Action sociale
Employeurs — Crèches et multi-accueils, PMI – Protection Maternelle et Infantile, Éducation nationale (RASED, dispositifs ULIS), Associations d'aide à l'enfance, Collectivités territoriales, CAF
Pour commencer — Psychomotricien en crèche, Psychomotricien vacataire en PMI, Psychomotricien en RASED
Ensuite — Psychomotricien coordinateur prévention, Responsable de programme petite enfance, Consultant en développement psychomoteur
Séances de 30 à 45 minutes rythmant la journée, généralement 6 à 8 patients par jour en libéral, jusqu'à 12 en institution. Temps de préparation des séances, rédaction de comptes rendus et coordination pluridisciplinaire s'ajoutent au temps direct avec les patients. Amplitude horaire étendue en libéral pour s'adapter aux disponibilités des familles (soirées, mercredis, samedis matin fréquents).
Forte autonomie clinique dans le choix des médiations et la conduite des séances, mais toujours inscrit dans un projet de soin coordonné avec médecins prescripteurs et autres rééducateurs. En libéral, tu gères entièrement ton planning, tes tarifs et ton organisation ; en institution, tu suis les protocoles établis et participes aux réunions d'équipe obligatoires (souvent hebdomadaires).
Relation thérapeutique intense et régulière avec les patients, souvent sur plusieurs mois ou années. Échanges fréquents avec les familles (explications, guidance parentale) et collaboration étroite avec orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues, enseignants spécialisés. En institution, réunions de synthèse et transmissions quotidiennes avec l'équipe soignante.
Salle de psychomotricité aménagée avec matériel varié (tapis, ballons, parcours moteurs, miroirs, matériel sensoriel). Environnement calme et sécurisé, souvent au sein d'établissements médico-sociaux (IME, CAMSP, EHPAD), de services hospitaliers (pédopsychiatrie, rééducation) ou en cabinet libéral. Position debout ou au sol fréquente, sollicitation physique modérée (porter, accompagner le mouvement).
Mobilité géographique faible : le métier s'exerce partout en France mais nécessite un ancrage territorial pour construire sa patientèle en libéral ou intégrer une équipe. Déplacements possibles à domicile (personnes âgées, handicap lourd) ou entre plusieurs structures. Changement d'employeur possible mais généralement dans le même bassin de vie.
Charge émotionnelle significative face à la souffrance des patients (troubles envahissants du développement, handicaps lourds, détérioration chez la personne âgée). Sentiment d'impuissance parfois prégnant devant des progrès très lents ou absents. En libéral, pression administrative (télétransmission, relances de paiement) et isolement professionnel. Démarrage difficile avec patientèle à construire pendant 1 à 2 ans.
Progression limitée en termes de responsabilités : tu restes psychomotricien, avec approfondissement de spécialisations (petite enfance, gériatrie, psychiatrie adulte, troubles neuro-développementaux). Évolution possible vers la formation (intervenant en institut de formation), la coordination d'équipe en structure médico-sociale ou l'expertise dans une approche spécifique (intégration sensorielle, thérapie psychomotrice analytique). Passage du statut salarié au libéral fréquent après quelques années.
Le métier oblige à un travail permanent sur soi : conscience corporelle, gestion de sa propre tonicité, analyse de contre-transfert corporel. Formation continue riche (formations spécifiques, supervisions, analyse de pratique) et maturation clinique constante au fil des années. Profils sensibles au corps et à la relation y trouvent un terrain d'épanouissement majeur. Attention cependant : l'implication émotionnelle peut devenir envahissante sans cadre de régulation (supervision recommandée).
Grande créativité dans le choix des médiations (jeu, danse, relaxation, parcours moteurs) et adaptation fine au patient. Tu inventes littéralement chaque séance en fonction de ce qui émerge. En libéral, liberté totale d'organisation et d'orientation thérapeutique. Seule limite : tu travailles sur prescription médicale et dois rendre compte de tes objectifs thérapeutiques. Profils rigides ou aimant les protocoles stricts peuvent se sentir déstabilisés par cette perpétuelle improvisation ajustée.
Impact direct et visible sur la qualité de vie des patients et de leur entourage : enfant qui accède à l'écriture, personne autiste qui diminue ses stéréotypies, personne âgée qui retrouve de l'équilibre. Gratification forte dans les réussites, mais résultats souvent modestes, lents, parfois invisibles. Pas d'impact collectif ou sociétal large : ton action reste dans l'intimité du soin individuel. Profils ayant besoin de transformer le monde à grande échelle risquent la frustration.
Salaires modestes en institution (22-28 k€ en début, plafonnant vers 35-38 k€ en fin de carrière), avec grilles indiciaires de la fonction publique hospitalière ou conventionnement associatif. En libéral, revenus très variables selon patientèle et zone géographique (15-45 k€ net), avec phase d'installation précaire. Activité partiellement prise en charge par la Sécurité sociale mais reste à charge importante pour les familles, limitant l'accès aux soins. Profils cherchant confort matériel ou rémunération à la hauteur du diplôme (Bac+3, sélection exigeante) seront déçus.
22 → 38 k€ par an
Recrutement en tension modérée : environ 1500 diplômés par an pour des besoins croissants, notamment dans le médico-social (IME, SESSAD) et en gériatrie (EHPAD, SSR). Postes salariés accessibles mais souvent en CDD courts dans certaines régions. Installation en libéral plus aisée dans les zones rurales ou périurbaines que dans les grandes métropoles saturées.
Croissance soutenue de la demande, portée par la meilleure détection des troubles neuro-développementaux (autisme, TDA/H, dyspraxie) et le vieillissement de la population (prévention des chutes, maintien de l'autonomie). Élargissement des champs d'intervention (périnatalité, santé mentale adulte, accompagnement du handicap psychique) mais budgets contraints dans le secteur médico-social limitant les créations de postes pérennes.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Diplôme d'État de psychomotricien (DE) – Institut de formation en psychomotricité | 3 ans | bac+3 | oui |
| Licence Sciences pour la Santé ou STAPS puis concours/entrée en institut DE Psychomotricien | 4 ans | bac+3 | oui |
| Formation continue / Reconversion professionnelle – DE Psychomotricien | 3 ans | bac+3 | — |
| Master en Psychomotricité / Recherche en psychomotricité (spécialisation post-DE) | 2 ans | bac+5 | — |