Aussi appelé : Aide agricole · Ouvrier de production agricole · Saisonnier agricole · Aide d'élevage · Cueilleur · Manœuvre agricole
Travaux de culture, plantation, entretien et récolte en productions maraîchères, horticoles ou fruitières. Saisonniers et emplois permanents en petites et moyennes exploitations.
Secteurs — Maraîchage, Arboriculture, Horticulture, Viticulture
Employeurs — Exploitations maraîchères, Producteurs de fruits et légumes, Coopératives fruitières, Exploitations en agriculture biologique, Entreprises de travaux agricoles, GAEC maraîchers
Pour commencer — Cueilleur saisonnier, Aide maraîcher, Ouvrier de récolte
Ensuite — Ouvrier agricole permanent, Chef d'équipe de cueilleurs, Ouvrier spécialisé en arboriculture
Aide aux travaux quotidiens en élevage : alimentation, paillage, surveillance, nettoyage des bâtiments. Exploitations laitières, bovines, ovines ou avicoles.
Secteurs — Élevage bovin, Élevage ovin-caprin, Élevage porcin, Aviculture
Employeurs — Élevages laitiers, Élevages bovins viande, Élevages ovins, Élevages porcins, Exploitations avicoles, Fermes polyvalentes
Pour commencer — Aide d'élevage, Ouvrier de stabulation
Ensuite — Ouvrier d'élevage qualifié, Vacher, Berger salarié
Travaux de saison en céréales, oléagineux, betteraves : semis, entretien, moissons, stockage. Contrats souvent saisonniers, rythme dicté par les pics de travail.
Secteurs — Grandes cultures, Polyculture, Production de semences
Employeurs — Exploitations céréalières, CUMA (coopératives d'utilisation de matériel), Entreprises de travaux agricoles (ETA), Exploitations en polyculture-élevage, Groupements d'employeurs
Pour commencer — Ouvrier saisonnier moisson, Aide aux semis, Manœuvre agricole
Ensuite — Ouvrier polyvalent permanent, Chauffeur d'engins agricoles
Dicté par les saisons et la météo. Les pics de travail (cueillettes, moissons, vêlages) imposent des semaines denses, parfois 6 jours sur 7, avec des journées de 10 heures ou plus. En hiver ou hors saison, le travail se raréfie. Tu vis au rythme de la nature, pas de ton agenda personnel. Les horaires démarrent tôt, souvent avant le lever du jour en été.
Très encadrée. L'exploitant ou le chef de culture te dit ce qu'il faut faire, où, comment et dans quel ordre. Tu as la main sur le geste lui-même — comment planter, tailler, nourrir — mais pas sur l'organisation du travail. La polyvalence te demande de t'adapter sans discuter.
Tu travailles souvent en équipe (autres saisonniers, ouvriers permanents), sous la direction de l'exploitant ou d'un chef d'équipe. L'ambiance varie beaucoup selon l'employeur : certains sont pédagogues et bienveillants, d'autres exigeants et peu communicants. Les contacts avec les clients sont rares, sauf en vente directe occasionnelle.
Dehors par tous les temps : chaleur écrasante en été, froid humide en hiver, boue, poussière, vent. Les bâtiments d'élevage sont souvent peu chauffés, parfois odorants. Les outils manuels (bêche, sécateur) sollicitent le dos, les bras, les mains. Les engins (tracteur, remorque) demandent vigilance et respect des consignes de sécurité. Les conditions sont physiques, parfois rudes.
Forte mobilité géographique si tu enchaînes les contrats saisonniers : tu peux commencer la saison en fraises en Bretagne, continuer en cerises en Rhône-Alpes, finir en pommes en Normandie. Certains ouvriers permanents restent sur une seule exploitation, mais c'est minoritaire. Le permis B et un véhicule sont souvent indispensables, les exploitations étant rarement desservies par les transports publics.
Moins de pression psychologique que dans d'autres métiers, mais une fatigue physique cumulative réelle. Le stress vient surtout de l'incertitude économique (trouver le prochain contrat, boucler le mois), des conditions météo qui compliquent le travail, et parfois de relations tendues avec un employeur exigeant. La charge mentale reste modérée : tu ne ramènes pas de dossiers chez toi.
Si tu restes en contrats courts, l'évolution est quasi nulle. Si tu décroches un CDI, tu peux devenir ouvrier qualifié, voire chef d'équipe, ou te spécialiser (tractoriste, soigneur animalier). La vraie évolution passe souvent par l'installation à ton compte (exploitant agricole), mais ça demande capital, formation et réseau. Certains bifurquent vers les ETA, les coopératives ou les organismes de conseil agricole.
Tu apprends les gestes de base d'une filière complète — c'est une vraie école du terrain. Mais les opportunités de formation continue sont rares si tu restes en contrats courts, et l'évolution dépend surtout de ta capacité à décrocher un CDI ou à t'installer.
Tu exécutes ce que l'exploitant te demande, au rythme qu'il fixe. L'autonomie se limite au choix de ton geste (comment tenir l'outil), rarement à la décision sur ce qu'il faut faire ou quand le faire. La polyvalence te donne de la variété, pas du pouvoir.
Tu participes directement à nourrir les gens. Ton travail produit de la matière essentielle, souvent locale, parfois en circuits courts. C'est tangible, utile, ancré. Mais cet impact reste peu visible socialement, et la valorisation symbolique est faible.
C'est le point noir : beaucoup de CDD saisonniers, de contrats à temps partiel, de revenus juste au-dessus du SMIC horaire. Boucler une année financièrement demande souvent de jongler entre plusieurs employeurs ou de cumuler avec d'autres activités. L'accès au CDI existe, mais il est minoritaire.
20 → 23 k€ par an
Difficultés de recrutement chroniques, notamment pour les postes saisonniers en période de récolte, malgré un vivier de candidats sans qualification. La pénibilité et la précarité découragent les candidatures durables.
Besoin structurel maintenu par le vieillissement des exploitants et la pénurie de main-d'œuvre, mais emplois marqués par la saisonnalité, la précarité contractuelle et les difficultés à cumuler suffisamment d'heures annuelles.