Aussi appelé : Économiste · Analyste macroéconomique · Conjoncturiste · Économiste de marché · Macro-économiste · Économiste-chercheur · Analyste économique senior · Prévisionniste économique · Économiste stratégiste
Le métier réussit quand la modélisation et l'analyse sont structurées dans des cadres établis (économétrie avancée, DSGE, comptabilité nationale), produisant des prévisions fiables selon des méthodologies rigoureuses.
Parcours orienté vers la recherche appliquée et l'aide à la décision publique au sein d'institutions nationales ou internationales. Travail de modélisation macroéconomique, rédaction de notes de conjoncture, contribution aux prévisions économiques officielles et à l'évaluation des politiques publiques.
Secteurs — Administration publique, Organisations internationales, Recherche publique, Think tanks
Employeurs — Banque de France, INSEE, Direction Générale du Trésor, France Stratégie, OFCE, Cour des Comptes, OCDE, FMI, Banque Mondiale, BCE, Commission Européenne (DG ECFIN)
Pour commencer — Chargé d'études économiques, Économiste junior en conjoncture, Analyste au service des études macroéconomiques, Attaché statisticien
Ensuite — Chef économiste d'institution publique, Directeur des études et de la conjoncture, Économiste principal (FMI/Banque Mondiale), Conseiller économique du gouvernement, Directeur de département d'analyse macroéconomique
Analyse macroéconomique appliquée aux marchés financiers. Production de scénarios économiques pour guider les décisions d'investissement, suivi des politiques monétaires et budgétaires, publication de recherches destinées aux clients institutionnels et aux salles de marché.
Secteurs — Banque d'investissement, Gestion d'actifs, Assurance, Marchés financiers
Employeurs — BNP Paribas (Recherche économique), Société Générale (Études économiques), Crédit Agricole CIB, Natixis, Goldman Sachs, JP Morgan, Amundi (Asset Management), AXA Investment Managers, BlackRock, Bloomberg Economics
Pour commencer — Économiste junior de marché, Analyste macroéconomique sell-side, Assistant économiste recherche fixed income, Analyste conjoncture et taux
Ensuite — Chef économiste de banque, Responsable recherche macroéconomique, Stratégiste macro senior, Directeur de la recherche économique globale, Managing Director - Global Economics
Carrière de recherche fondamentale et appliquée en macroéconomie au sein d'universités et de centres de recherche. Publication dans des revues académiques, enseignement supérieur, participation à des conférences internationales et contribution au débat de politique économique.
Secteurs — Enseignement supérieur, Recherche fondamentale, Recherche appliquée, Think tanks académiques
Employeurs — Universités françaises (Paris 1, TSE, PSE), CNRS, INRAE, Universités étrangères (MIT, LSE, Harvard, Stanford), NBER, CEPR, Instituts de recherche économique (IZA, DIW, Bruegel)
Pour commencer — Doctorant contractuel en économie, Post-doctorant en macroéconomie, Maître de conférences, ATER (Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche)
Ensuite — Professeur des universités en économie, Directeur de recherche CNRS, Titulaire de chaire d'excellence, Directeur de laboratoire de recherche, Fellow d'institut de recherche international
Application de l'analyse macroéconomique au conseil stratégique pour les entreprises, gouvernements et organisations. Évaluation d'impact économique, études sectorielles, modélisation de scénarios pour la prise de décision, accompagnement de réformes structurelles.
Secteurs — Conseil en stratégie, Conseil économique, Economic consulting (concurrence), Conseil aux gouvernements
Employeurs — McKinsey & Company, Boston Consulting Group, Compass Lexecon, Charles River Associates, Frontier Economics, Deloitte Economic Advisory, PwC Strategy& (Economics), Rexecode, Xerfi, Euler Hermes / Allianz Trade
Pour commencer — Consultant junior en économie, Analyste en economic consulting, Chargé d'études macroéconomiques (cabinet), Junior associate - Competition economics
Ensuite — Directeur associé - Economic Advisory, Partner en consulting économique, Chef économiste de cabinet de conseil, Vice-président études économiques, Directeur de practice économie et régulation
Alternance entre périodes calmes consacrées à la modélisation et phases intenses lors des publications d'indicateurs clés (PIB, inflation, taux directeurs). Les conjoncturistes vivent au rythme des calendriers statistiques nationaux et internationaux, avec des publications mensuelles ou trimestrielles qui créent des pics d'activité prévisibles mais concentrés.
Forte autonomie intellectuelle dans le choix des méthodes et l'interprétation, mais les sujets d'étude sont souvent dictés par l'actualité économique ou les besoins de l'institution employeuse. En banque centrale ou organisme international, les cadres d'analyse sont établis collectivement. Les chercheurs académiques jouissent d'une liberté thématique plus grande, au prix d'une pression à publier.
Métier plutôt solitaire dans la phase d'analyse et de modélisation, ponctué d'échanges avec des pairs lors de séminaires internes ou de comités. Interactions régulières mais brèves avec décideurs politiques ou directions pour présenter les résultats. En cabinet de conseil ou banque, davantage d'interactions clients. Les contacts sont intellectuels plus que relationnels : on échange des arguments, pas des émotions.
Bureau classique, écran(s) multiples, accès à bases de données payantes (Bloomberg, Datastream, OCDE). Environnements feutrés : ministères, banques centrales, think tanks, départements R&D de grandes banques. Déplacements occasionnels pour conférences internationales (FMI, OCDE, BCE) ou missions terrain pour économistes pays. Télétravail possible mais accès sécurisé aux données parfois contraignant.
Mobilité géographique limitée une fois en poste, les employeurs étant concentrés dans quelques capitales (Paris, Francfort, Washington, Genève pour les internationaux). Changements d'employeur plutôt que de lieu. Les profils juniors peuvent bouger entre public, privé et recherche pour construire leur expertise. Après 40 ans, les trajectoires se stabilisent souvent dans un secteur.
Stress modéré mais chronique lié à la responsabilité de l'erreur de prévision, surtout quand les analyses sont publiques ou influencent des décisions à fort enjeu. Pression temporelle avant les publications, syndrome de l'imposteur face à la complexité des phénomènes étudiés. L'incertitude radicale (crises imprévisibles, chocs exogènes) peut créer un sentiment d'impuissance méthodologique. Moins de stress hiérarchique direct que dans le conseil.
Progression lente et méritocratique : analyste junior, économiste confirmé, économiste senior/chef de projet, directeur d'études ou chef économiste. Bifurcations possibles vers conseil stratégique, direction financière d'entreprise, enseignement supérieur ou fonctions internationales (OCDE, FMI). La reconnaissance passe par les publications, les prévisions justes et la réputation dans les réseaux professionnels. Peu de mobilité verticale rapide : un poste de chef économiste s'obtient après 15-20 ans.
Le métier oblige à une formation intellectuelle continue intense : nouveaux modèles, évolutions théoriques, nouvelles sources de données. Cette exigence permanente stimule ceux qui aiment apprendre mais peut épuiser ceux qui cherchent une routine confortable. L'expertise acquise est hautement transférable (finance, politiques publiques, enseignement). Attention : le spectre étroit (macro uniquement) peut créer un sentiment de spécialisation excessive chez certains profils polyvalents.
Liberté méthodologique réelle dans le choix des outils et des angles d'analyse, mais les questions de recherche sont largement contraintes par l'actualité ou les mandats institutionnels. Tu ne choisis pas les sujets qui t'intéressent, tu analyses ceux qui comptent pour ton employeur ou l'agenda économique mondial. Les économistes académiques ont plus de latitude thématique mais moins d'impact direct. Les profils entrepreneuriaux peuvent se sentir bridés par les processus validatifs longs.
Impact indirect mais réel : tes analyses nourrissent les décisions de politique monétaire, budgétaire ou d'investissement. En banque centrale, tes modèles participent à la fixation des taux qui touchent des millions de ménages. En organisme international, tes rapports influencent les réformes structurelles. Mais l'impact est dilué dans des processus collectifs, rarement attribuable à un individu. Gratifiant pour ceux qui acceptent l'invisibilité ; frustrant pour ceux qui veulent voir directement le fruit de leur travail.
Excellente stabilité dans le secteur public (banques centrales, ministères, organismes internationaux) avec statut de fonctionnaire ou contrats longs. Salaires confortables sans être mirobolants, progression prévisible. Moindre stabilité en cabinet privé ou banque commerciale, avec rémunérations plus élevées mais exposition aux cycles de marché. La demande pour l'expertise macro reste constante, même en crise (voire surtout). Risque quasi nul de chômage pour un profil confirmé, mais peu de perspectives d'enrichissement rapide.
38 → 85 k€ par an
Recrutement sélectif concentré sur quelques profils d'excellence (doctorat en économie, passage par grandes écoles ou universités de rang A). Les postes sont peu nombreux mais stables, créant une tension qualitative plus que quantitative. Les organismes publics recrutent par vagues, souvent en CDD avant titularisation. Le marché est dual : pénurie de profils techniques maîtrisant modélisation avancée et économétrie, mais surproduction de profils généralistes sans compétences quantitatives différenciantes.
Demande stable voire croissante dans un monde économique complexifié (crises climatiques, géopolitiques, sanitaires nécessitent des capacités d'analyse macro renforcées). Évolution du métier vers davantage de data science, machine learning appliqué aux séries temporelles, intégration de données alternatives (satellites, big data). Risque de substitution partielle par l'IA pour prévisions routinières, mais renforcement du besoin d'interprétation humaine pour scénarios de rupture. Les compétences en communication et vulgarisation deviennent aussi stratégiques que la technique pure.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Master Économie / Analyse économique et politique | 5 ans | bac+5 | oui |
| Master Économétrie et Statistique appliquée | 5 ans | bac+5 | oui |
| Doctorat en Sciences Économiques | 8 ans | bac+8 | — |
| Grande école de commerce spécialisation Économie / Finance de marché | 5 ans | bac+5 | oui |
| École d'ingénieurs avec spécialisation économie quantitative / data science | 5 ans | bac+5 | oui |
| IEP / Sciences Po parcours économie et affaires publiques | 5 ans | bac+5 | oui |