Aussi appelé : Courtier en affrètement maritime · Shipbroker · Chartering broker · Courtier maritime · Affréteur maritime · Freight broker maritime · Courtier en fret maritime
Le premier rôle est R+A car la réussite se mesure à la valorisation de la capacité d'analyse : comprendre instantanément les indices de fret, calculer les marges, anticiper les mouvements de marché permet ensuite de décider (saisir l'opportunité, engager la négociation), mais c'est d'abord la finesse analytique qui crée l'avantage décisionnel dans un métier où chaque centime compte.
Intermédiation pour l'affrètement de navires vraquiers transportant matières premières sèches (charbon, minerai de fer, céréales). Forte dimension négociation commerciale et connaissance des marchés mondiaux des matières premières. Travail en desk avec suivi des indices Baltic Dry Index.
Secteurs — Courtage maritime international, Négoce matières premières, Shipping dry bulk
Employeurs — Clarksons, Braemar, Simpson Spence Young (SSY), Barry Rogliano Salles (BRS), Howe Robinson, Arrow Shipbroking, Fearnleys
Pour commencer — Junior chartering broker, Assistante courtage dry, Trainee shipbroker
Ensuite — Senior chartering broker, Head of dry desk, Directrice affrètement vrac sec, Partner / associée courtage
Affrètement de pétroliers, chimiquiers et gaziers (LNG/LPG). Nécessite des connaissances spécifiques en réglementation MARPOL, vetting pétrolier et marchés de l'énergie. Forte rémunération variable liée aux commissions sur contrats de grande valeur.
Secteurs — Shipping pétrolier et gazier, Trading énergie, Courtage maritime spécialisé énergie
Employeurs — Clarksons Platou, SSY (tanker desk), Gibson Shipbrokers, Galbraiths, BRS Tanker, Poten & Partners, Fearnleys (tanker)
Pour commencer — Junior tanker broker, Assistante affrètement pétrolier, Chartering trainee tanker desk
Ensuite — Senior tanker broker, Head of tanker desk, Directrice affrètement énergie, Partner tanker division
Travail en interne chez un armateur ou un opérateur de flotte pour optimiser l'affrètement de navires. Gestion du tonnage disponible, négociation avec les courtiers extérieurs, positionnement des navires. Vision plus opérationnelle et stratégique que le courtage pur.
Secteurs — Armement maritime, Opérateur de flotte, Négoce international (département shipping)
Employeurs — CMA CGM, Louis Dreyfus Armateurs, Socatra, Bourbon Maritime, Gazocéan, V.Ships, Stena Bulk, Trafigura (flotte), Cargill Ocean Transportation
Pour commencer — Chartering assistant, Opératrice affrètement, Junior chartering manager
Ensuite — Chartering manager, Directrice des opérations affrètement, Head of chartering, VP Fleet Employment
Intermédiation dans l'achat et la vente de navires neufs ou d'occasion. Expertise en valorisation d'actifs maritimes, connaissance des chantiers navals et du marché secondaire. Cycles de marché très marqués, forte dimension conseil patrimonial.
Secteurs — Courtage achat-vente de navires, Finance maritime, Conseil en investissement maritime
Employeurs — Clarksons S&P, BRS (sale & purchase), Allied Shipbroking, Compass Maritime, Intermodal Shipbrokers, Maersk Broker
Pour commencer — Junior S&P broker, Analyste marché navires, Assistante courtage vente navires
Ensuite — Senior S&P broker, Head of Sale & Purchase, Directrice courtage navires, Partner S&P
Affrètement de navires spécialisés : offshore pétrolier et éolien, remorqueurs hauturiers, câbliers, navires de recherche. Marché de niche avec forte expertise technique requise. Croissance portée par les énergies marines renouvelables.
Secteurs — Shipping offshore, Énergies marines renouvelables, Services maritimes spécialisés
Employeurs — Clarksons Offshore, Braemar Offshore, Seabrokers, Fearnleys Offshore, Arrow Offshore, Bourbon (courtage interne)
Pour commencer — Junior offshore broker, Assistante affrètement offshore, Trainee spécialiste navires techniques
Ensuite — Senior offshore broker, Head of offshore desk, Directrice affrètement EMR, Consultante senior flotte spécialisée
Journées intenses de 8h à 19h minimum, souvent débordantes selon les fuseaux horaires des clients (Asie, Amériques). Les opérations spot exigent une réactivité immédiate : un navire disponible peut disparaître du marché en une heure. Alternance entre périodes d'attente de mandats et phases frénétiques de négociation simultanée avec armateurs et affréteurs.
Forte autonomie opérationnelle une fois expérimenté, mais toujours sous validation hiérarchique pour les engagements contractuels importants. Tu construis ton portefeuille clients, prospectes librement, mais les risques financiers (erreurs de calcul, clauses mal négociées) sont lourds et surveillés de près.
Métier 100% relationnel : téléphone et emails constants avec armateurs, chargeurs, agents portuaires, inspecteurs. Négociations souvent tendues car chaque centime compte sur des cargaisons à millions d'euros. Relations durables à tisser dans un milieu restreint où la réputation se joue sur chaque deal. Atmosphère fraternelle mais compétitive en interne.
Bureau climatisé en open-space, plusieurs écrans affichant indices de marché et positions navires. Ambiance parfois bruyante (négociations téléphoniques simultanées). Pas de terrain : tu ne verras quasiment jamais les navires que tu affrétes, tout se joue à distance. Déplacements occasionnels pour conférences maritimes (Posidonia, Marine Money) ou visites clients stratégiques.
Géographiquement stable : les grandes places de courtage sont Paris, Londres, Singapour, Oslo, Genève. Mobilité internationale possible mais pas systématique. En revanche, mobilité mentale permanente entre fuseaux horaires : appels avec l'Asie avant 9h, l'Amérique après 18h.
Niveau élevé et constant. Tu engages des sommes colossales (un affrètement Capesize peut représenter 50 000$/jour) avec des marges serrées. Les erreurs de calcul, retards de communication ou malentendus contractuels peuvent coûter très cher. La volatilité des marchés (crise Suez, sanctions, météo) génère une pression quotidienne. Après quelques années, certains saturent du rythme.
Parcours classique : assistant courtier (2-3 ans) puis courtier junior, senior, principal. Évolution possible vers directeur de desk, gestionnaire de flotte, ou création de sa propre structure de courtage (fréquent après 10-15 ans). Passerelles vers trading de matières premières, finance maritime ou départements affrètement chez de grands armateurs.
Apprentissage permanent des subtilités contractuelles, des dynamiques géopolitiques et économiques mondiales. Tu développes une expertise pointue, un réseau international solide et des compétences de négociation transférables. Profils analytiques et curieux s'épanouissent dans cette complexité. Attention toutefois : l'hyperspécialisation peut enfermer, et la routine des mêmes types de cargaisons peut lasser après des années.
Large marge pour construire ton portefeuille, prospecter, négocier tes deals, choisir tes stratégies commerciales. Tu es ton propre moteur commercial. Mais l'initiative reste cadrée par les mandats clients, les limites de crédit et la validation finale des contrats. Les juniors suivent d'abord les méthodes établies avant de gagner leur autonomie réelle.
Impact indirect mais réel : tu contribues à fluidifier le commerce mondial qui nourrit, chauffe, construit des populations entières (céréales, pétrole, minerais). Cependant, ton travail reste invisible pour le grand public et ta contribution se dilue dans une chaîne logistique immense. Pas de trace tangible de ton action, ce qui peut frustrer ceux qui cherchent un impact visible ou sociétal direct.
Rémunération attractive avec part variable importante (30-50% du salaire en commissions). Les bons courtiers gagnent très bien leur vie. Mais cette stabilité dépend fortement des cycles du shipping : en creux de marché (comme 2015-2016), les commissions s'effondrent et les licenciements surviennent. Les structures sont souvent petites, donc fragiles. Profils cherchant sécurité absolue doivent être vigilants.
32 → 85 k€ par an
Le recrutement est sélectif et constant dans les grandes places (Londres, Singapour, Paris) pour renouveler des équipes usées par le rythme. Les profils juniors bac+5 avec anglais impeccable trouvent relativement facilement, mais le turn-over des 3 premières années est élevé (30-40%) : beaucoup abandonnent face à la pression et aux horaires.
Activité structurellement liée au commerce mondial de matières premières, donc relativement stable sur le long terme malgré les cycles. La digitalisation transforme certaines tâches (plateformes de matching), mais la négociation complexe et relationnelle reste irremplaçable. Croissance modérée attendue avec l'expansion du commerce asiatique, mais concentration des acteurs qui fragilise les petites structures indépendantes.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Licence professionnelle Logistique et transports internationaux | 3 ans | bac+3 | oui |
| Master Commerce international / Shipping | 5 ans | bac+5 | oui |
| BTS Commerce international / Transport et prestations logistiques | 2 ans | bac+2 | oui |
| Formation professionnelle spécialisée courtage maritime (ICS / Baltic Exchange) | 1 an | bac+4 | — |
| École de commerce spécialisation Shipping / Maritime Business | 5 ans | bac+5 | oui |