Aussi appelé : Chercheur en climatologie · Scientifique du climat · Ingénieur climatologue · Chercheur en sciences climatiques · Spécialiste des dynamiques climatiques · Climate scientist
Parcours orienté vers la recherche fondamentale et appliquée dans les laboratoires publics. Le climatologue y développe et exploite des modèles numériques du climat, analyse des données paléoclimatiques ou des séries temporelles, publie dans des revues scientifiques internationales et participe aux rapports du GIEC.
Secteurs — Recherche publique, Enseignement supérieur, Organismes internationaux de recherche
Employeurs — CNRS, Météo-France, IRD, CEA, Universités, IPSL, CERFACS, Mercator Océan International
Pour commencer — Doctorant en climatologie, Post-doctorant sciences du climat, Ingénieur d'études CNRS
Ensuite — Directeur de recherche CNRS, Professeur des universités, Responsable d'équipe de modélisation climatique, Expert coordonnateur GIEC, Directeur de laboratoire
Parcours orienté vers le conseil aux décideurs publics, la rédaction de rapports d'expertise, l'adaptation au changement climatique pour les territoires. Le climatologue travaille à l'interface entre science et politique, vulgarise les résultats scientifiques et conçoit des scénarios prospectifs.
Secteurs — Administration publique, Organisations internationales, Think tanks environnementaux
Employeurs — Ministère de la Transition Écologique, ADEME, CEREMA, Collectivités territoriales, Agences de l'eau, ONU Environnement, Banque Mondiale, GIEC, Haut Conseil pour le Climat
Pour commencer — Chargé de mission climat, Analyste climat junior, Ingénieur d'études environnement
Ensuite — Expert senior climat et adaptation, Directeur climat d'une agence publique, Conseiller scientifique ministériel, Coordonnateur de programme international climat
Parcours centré sur le développement de modèles numériques du système Terre, le traitement massif de données climatiques (réanalyses, satellites, stations), l'intelligence artificielle appliquée au climat. Forte composante informatique et mathématique.
Secteurs — Recherche numérique, Spatial et observation de la Terre, Climatech, Services numériques climat
Employeurs — Météo-France, ECMWF (Centre européen de prévision météo), Copernicus Climate Change Service, CERFACS, ESA, CNES, Startups climatetech
Pour commencer — Ingénieur modélisation climatique, Data scientist climat junior, Ingénieur de recherche en simulation numérique
Ensuite — Architecte de modèles climatiques, Responsable R&D modélisation, Lead data scientist climat, Directeur technique plateforme climatique
Parcours orienté vers l'analyse des risques climatiques pour les entreprises, les bilans carbone avancés, les stress tests climatiques pour le secteur financier, et le conseil en stratégie d'adaptation. Forte demande liée aux réglementations ESG et CSRD.
Secteurs — Conseil en environnement, Finance durable, Énergie, Assurance et réassurance, Industrie
Employeurs — Cabinets de conseil (Carbone 4, EcoAct, Quantis), Grands groupes (TotalEnergies, EDF, Engie, AXA, BNP Paribas), Réassureurs (Swiss Re, Munich Re, SCOR), Bureaux d'études environnement, Startups climatetech
Pour commencer — Consultant junior risques climatiques, Analyste climat et finance verte, Ingénieur études climat
Ensuite — Directeur risques climatiques, Responsable stratégie climat groupe, Partner conseil climat, Chief Climate Officer, Directeur ESG
Alternance entre phases intensives (campagnes de mesure, conférences internationales, deadlines de publication) et périodes de travail analytique soutenu. Les cycles sont dictés par les projets de recherche pluriannuels et les calendriers de financement, rarement par des horaires fixes.
Très forte sur les orientations scientifiques et les méthodes, une fois le cadre du projet défini. Tu choisis tes axes d'investigation, tes collaborations, tes outils. Mais tu dépends des infrastructures de calcul partagées, des contraintes budgétaires et de la validation par les pairs.
Travail majoritairement solitaire devant les écrans et les données, ponctué de collaborations étroites avec d'autres chercheurs (océanographes, glaciologues, mathématiciens). Réunions d'équipe régulières, conférences internationales 2 à 4 fois par an. Contact limité avec le grand public, sauf lors d'actions de médiation scientifique.
Bureau dans un laboratoire de recherche (CNRS, universités, Météo-France, instituts comme l'IPSL ou le CERFACS). Environnement climatisé, calme, parfois missions de terrain (Arctique, stations météo, carottages) mais c'est minoritaire. Temps important devant plusieurs écrans, sur supercalculateurs distants.
Mobilité internationale fréquente pour les conférences (AGU, EGU), séjours de recherche à l'étranger encouragés voire nécessaires pour les carrières académiques. Déplacements ponctuels vers les sites de mesure. Le recrutement reste concentré sur quelques pôles géographiques, ce qui impose souvent au moins un déménagement en début de carrière.
Pression modérée mais constante : course aux publications pour sécuriser les financements, compétition internationale féroce sur certains sujets, délais serrés avant les conférences majeures. Frustration face à la lenteur des modèles de calcul ou aux données manquantes. Charge émotionnelle liée à l'urgence climatique et au décalage entre connaissances produites et actions politiques.
Trajectoire académique classique : doctorat puis postdocs (2 à 6 ans) avant un poste permanent (chargé de recherche CNRS, maître de conférences). Concours très sélectifs, taux de titularisation autour de 20-30%. Évolutions possibles vers l'expertise pour des organismes internationaux (GIEC, OMM), le conseil stratégique climat, ou des postes en R&D dans le privé (assurance, énergie, bureaux d'études).
Métier qui exige et nourrit une montée en compétence permanente : nouveaux langages de programmation, méthodes statistiques avancées, physique complexe. Tu apprends sans cesse, dans un environnement intellectuellement très stimulant. Idéal pour les profils curieux et exigeants avec eux-mêmes. Attention toutefois : la spécialisation peut devenir un tunnel, et la pression académique limite parfois l'exploration de sujets vraiment nouveaux.
Grande liberté pour définir tes hypothèses de recherche, choisir tes méthodes, orienter tes travaux dans le cadre du projet. Tu peux proposer de nouvelles collaborations, initier des études. Mais ton agenda reste contraint par les appels à projets, les priorités de ton institution, et la disponibilité des infrastructures (temps de calcul notamment). Les postes permanents offrent plus de marge que les CDD postdoctoraux.
Ton travail alimente directement les rapports du GIEC, les politiques climatiques internationales, les stratégies d'adaptation territoriales. Impact scientifique majeur, reconnu et cité mondialement. Mais aussi frustration fréquente : tu produis des connaissances cruciales que les décideurs peinent à traduire en actes. L'impact est réel, massif, mais souvent indirect et lent. Profils militants climat : attention au burn-out de sens.
Parcours précaire en début de carrière : CDD postdoctoraux enchaînés pendant plusieurs années (salaires corrects, 2 500-3 200 € nets mensuels, mais mobilité forcée et horizon incertain). Une fois titularisé (CNRS, université), excellente stabilité et grille salariale publique prévisible. Salaires honnêtes mais jamais mirobolants (40-50 k€ après 10-15 ans). Le privé paie mieux (conseil, réassurance) mais avec moins d'autonomie scientifique.
28 → 58 k€ par an
Très forte concurrence pour les postes permanents (10 à 15 candidats qualifiés par poste CNRS), mais demande croissante côté privé (bureaux d'études climat, grands groupes, assurances) qui peine à recruter des docteurs en climatologie opérationnelle, surtout avec compétences en IA appliquée au climat.
Expansion structurelle portée par l'urgence climatique : multiplication des chaires universitaires, nouvelles infrastructures de calcul (supercalculateurs dédiés au climat), financements européens massifs (Horizon Europe). Demande accrue pour des profils hybrides sachant traduire la science en outils d'aide à la décision.
| Formation | Durée | Niveau | Parcoursup |
|---|---|---|---|
| Master Sciences de l'atmosphère, du climat et de l'océan | 5 ans | bac+5 | oui |
| Doctorat en climatologie / sciences du climat | 8 ans | bac+8 | — |
| École d'ingénieurs spécialité Météorologie / Géophysique | 5 ans | bac+5 | oui |
| Master Physique de l'environnement / Géosciences | 5 ans | bac+5 | oui |
| Master Data Science appliqué aux sciences du climat | 5 ans | bac+5 | oui |