Aussi appelé : Affréteur routier · Affréteur maritime · Affréteur aérien · Courtier en transport · Chargé d'affrètement
Gestion de l'affrètement pour des transports routiers en France, souvent en lots complets ou groupage, avec forte réactivité sur les délais courts et gestion d'un réseau dense de transporteurs PME.
Secteurs — Transport routier, Logistique, Distribution, Industrie manufacturière
Employeurs — Commissionnaires de transport (Geodis, Clasquin, Bollore Logistics), Affréteurs pure players (Upply, Everoad), Transporteurs routiers avec activité d'affrètement, Groupes de distribution (Carrefour Supply Chain, Système U Logistique), Industriels avec service transport internalisé
Pour commencer — Assistant affréteur, Affréteur junior, Exploitant transport
Ensuite — Affréteur confirmé, Responsable affrètement, Chef d'exploitation
Spécialisation sur les transports internationaux longue distance : conteneurs maritimes, charters aériens, projets complexes avec multiples intervenants et réglementation douanière approfondie.
Secteurs — Transit international, Fret maritime, Fret aérien, Commerce international
Employeurs — Transitaires internationaux (DHL Global Forwarding, Kuehne+Nagel, DSV), Commissionnaires spécialisés (Clasquin, Airfret International), Compagnies maritimes (CMA CGM, MSC), Compagnies aériennes cargo (Air France Cargo), Freight forwarders
Pour commencer — Assistant transitaire, Chargé d'affrètement maritime, Affréteur aérien junior
Ensuite — Affréteur senior international, Chef de service affrètement, Branch manager
Travail sur des plateformes numériques d'affrètement ou en indépendant, avec forte autonomie, rémunération à la commission, et volume élevé de transactions sur des flux spot souvent plus volatils.
Secteurs — Economie des plateformes, Courtage, Transport à la demande, Startup logistique
Employeurs — Startups de l'affrètement digital (Chronotruck, Everoad, Upply), Courtiers en transport indépendants, Plateformes de fret (Wtransnet, TimoCom), Structures en autoentreprise, Cabinets de courtage spécialisés
Pour commencer — Affréteur sur plateforme, Courtier junior, Opérateur fret spot
Ensuite — Courtier indépendant, Responsable réseau transporteurs, Business developer affrètement
Très soutenu et haché. Tu jongle entre une dizaine de dossiers en parallèle, les coups de fil s'enchaînent, les urgences surgissent en milieu d'après-midi (« il faut un camion pour demain matin »). Les pics sont quotidiens, particulièrement en fin de semaine ou avant les jours fériés. Peu de temps mort, peu de respiration, mais rarement d'heures tardives sauf incident majeur.
Forte une fois en poste : tu gères ton carnet de transporteurs, tu décides des tarifs dans le cadre défini, tu organises ta journée. On te laisse la main tant que tu livres dans les temps et que tu respectes les marges. En revanche, tu dois rendre compte des résultats, et les objectifs chiffrés sont surveillés de près.
Ton métier est une conversation permanente : clients chargeurs, transporteurs, confrères affréteurs, services douane ou ADV. Tu passes 70 % de ton temps au téléphone ou en visio. Les relations sont souvent directes, parfois tendues (négociation, litige), mais aussi conviviales avec ton réseau fidèle. L'ambiance en plateau d'exploitation peut être bruyante et compétitive.
Bureau en open space, souvent dans des zones d'activité logistique en périphérie des villes. Écran, téléphone, clavier : poste sédentaire. Bruit ambiant fréquent. Peu de déplacements physiques sauf visite exceptionnelle chez un transporteur ou un client. Pas de télétravail généralisé, le métier exige présence et réactivité immédiate.
Mobilité géographique faible : les postes sont concentrés dans les grands hubs. Évolution possible vers d'autres modes de transport (passage du routier au maritime) ou vers des fonctions d'encadrement. Quelques affréteurs deviennent indépendants ou montent leur structure de courtage. La reconversion vers l'exploitation transport ou le commercial logistique est naturelle.
Élevé et constant. La responsabilité pèse : un camion qui n'arrive pas, c'est une production arrêtée ou une pénalité contractuelle. Tu dois arbitrer vite, parfois sur des informations incomplètes. Les clients exigent, les transporteurs annulent, les imprévus (grève, panne, météo) obligent à réinventer la solution en urgence. Tenir sa marge tout en gardant la relation demande un équilibre mental fragile.
Progression classique : assistant → affréteur confirmé → responsable d'équipe ou chef d'exploitation → directeur transport. Certains se spécialisent (affrètement international, flux spéciaux, déchets, matières dangereuses). D'autres bifurquent vers le commerce, l'achat de transport chez un industriel, ou la création d'une structure indépendante. L'expérience capitalisée (carnet d'adresses, connaissance marché) est un actif transférable.
Tu développes une résilience mentale, une capacité de négociation et une connaissance fine des marchés. Mais le métier laisse peu de place à l'introspection ou à la créativité personnelle : tu apprends surtout à encaisser, à trancher vite, et à gérer ton stress. La formation continue existe (réglementaire, outils) mais reste instrumentale.
Tu choisis tes transporteurs, tu construis ton réseau, tu arbitres entre vitesse et coût, tu décides de la marge acceptable. Une fois confirmé, tu gères ton portefeuille de façon autonome, avec peu de supervision quotidienne. Cependant, les contraintes client et les grilles tarifaires encadrent tes marges de manœuvre.
Tu permets la circulation des marchandises et tu contribues à la fluidité économique, ce qui a une utilité réelle. Mais tu n'as pas de prise directe sur le contenu des flux ni sur les orientations stratégiques de l'entreprise. L'impact reste indirect et limité au bon fonctionnement de la supply chain.
Le métier est demandé, le chômage quasi inexistant dans la profession, et les rémunérations incluent souvent des variables attractives. Mais tu es exposé aux cycles économiques : en cas de récession, les volumes baissent, les marges se compriment, et la pression commerciale augmente. La précarité guette surtout les indépendants sans réseau.
26 → 45 k€ par an
Recrutement dynamique et soutenu, les entreprises peinent à trouver des profils alliant réactivité commerciale, résistance au stress et connaissance technique du transport, particulièrement en région parisienne et dans les grands hubs logistiques.
Croissance continue tirée par l'e-commerce, la mondialisation des échanges et l'externalisation logistique, avec digitalisation croissante des outils mais maintien fort de la dimension relationnelle et négociation humaine.